Les différentes classes de gilets de sauvetage et d’aide à la flottabilité
Les EIF sont classés en fonction de normes européennes de sécurité et de conception qui en définissent les critères de confort et d’indice de flottabilité.
L’indice de flottabilité d’un gilet de sauvetage ou d’aide à la flottabilité, exprimée en Newtons (N), quantifie la force qui va avoir tendance à vous pousser vers le haut lorsque vous êtes dans l’eau (la poussée d’Archimède). Plus la valeur est élevée, plus la force exercée par le gilet pour vous maintenir à flot est forte et donc moins vous avez d’efforts à fournir pour vous maintenir à la surface.
Le corps humain étant constitué en majorité d’eau et la graisse étant moins dense que l’eau, c’est le poids des muscles, des os et des vêtements qui déterminent la flottabilité d’une personne. En conséquence, les EIF sont classés essentiellement en fonction des pratiques des utilisateurs plutôt que de leur morphologie, à condition que les gilets puissent être ajustés correctement.
Tous les nouveaux gilets de sauvetage vendus en Europe doivent être conformes à la norme ISO 12402 de l'Organisation internationale de normalisation.
Les normes européennes sont au nombre de quatre et définissent des classes de flottabilité correspondant à des indices de flottabilité minimaux requis pour les gilets de sauvetage ou d’aide à la flottabilité : 50 N, 100 N, 150 Net 275 N. D’autre part, hors des gilets 50 N, plus la classe d’un gilet est élevée, plus grande est sa capacité d’aide au retournement de personne inconsciente (notamment en cas de port de vêtements lourds ou susceptibles de faire apparaître des poches d’air comme les cirés ou pantalon de cirés).
Les fabricants proposent de plus des gilets d’indices de flottabilité intermédiaires dans un souci d’optimisation de la sécurité et du confort lors de la pratique d’activités nautiques. En particulier, les fabricants, en travaillant sur les différents éléments des gilets, peuvent en améliorer les propriétés d’aide au retournement.