Quels critères pour choisir ses protège-tibias ?
Pas question d'opter pour le premier protège-tibia qui passe, ou pour celui qui a convaincu vos camarades d'équipe. Pour être efficace, cet accessoire doit répondre à des critères bien précis.

Quand vous jouez au football, vos tibias, chevilles et malléoles sont mis à rude épreuve. Ils ont besoin d'être protégés. D'où l'importance du protège-tibias.
Bien choisir son protège-tibias, c'est l'assurance de limiter bien des blessures lors d'un match ou entraînement de football. Mais quels sont les critères à prendre en compte pour faire son choix ?
Pas question d'opter pour le premier protège-tibia qui passe, ou pour celui qui a convaincu vos camarades d'équipe. Pour être efficace, cet accessoire doit répondre à des critères bien précis.
Cette dernière doit être parfaitement adaptée à votre morphologie. En effet, utiliser un protège-tibia trop grand gêne le mouvement, notamment au niveau du genou, et ne tient pas. Un protège-tibia trop petit, au contraire, ne protège pas la totalité du tibia.
L'objectif est une protection maximale sans entraver la mobilité. Pour déterminer la bonne dimension de protège-tibias, il vous suffit de suivre les références suivantes en fonction de la taille que vous mesurez :

C'est un vrai dilemme : une protection au niveau de la cheville réduit les risques de blessures, mais peut entraver la mobilité. Tout dépend donc de votre pratique.
| Modèle AVEC chevillère (intégrée) | Recommandé pour les débutant·es ou les joueur·euses (adultes ou enfants) qui recherchent une sécurité maximale. C'est aussi très apprécié en défense. | Avantages : Protège les malléoles (les os de la cheville) des coups directs. La "chaussette" intégrée aide souvent au maintien global du protège-tibia. | Inconvénients : Peut être ressenti comme plus épais ou plus "lourd" dans la chaussure. Peut parfois irriter certain·es joueur·euses. |
| Modèle SANS chevillère (coque simple) | Souvent préféré par les joueurs et joueuses confirmé·es ou professionnel·les, qui évoluent en club, ou ceux qui privilégient la légèreté et la sensation de "ne rien porter". | Avantages : Liberté de mouvement totale de la cheville, très léger, facile à enfiler/retirer. | Inconvénients : Aucune protection des malléoles. Nécessite souvent un système de maintien complémentaire |
Si le protège-tibia n'est pas bien attaché, il glisse, et perd donc tout son pouvoir de protection. Le système de maintien est donc essentiel, et peut prendre trois formes différentes.
L'idéal est d'allier confort et protection, pour limiter les blessures sans être entravé·e dans sa pratique.
| Les coques rigides (polypropylène, carbone...) | Les coques souples (mousse, k-resin…) |
|---|---|
| Ce sont les coques dures “classiques”. C’est la norme en compétition. | Elles sont composées de matériaux plus flexibles, qui durcissent à l’impact. |
| Avantages : elles garantissent une protection maximale, puisqu’elles absorbent et dispersent les chocs, même les plus violents. | Avantages : priorité au confort. Plus légères, elles s’adaptent à la morphologie. Résultat : elles se feraient presque oublier ! |
| Inconvénients : elles sont moins flexibles, et donc moins confortables si elles n'épousent pas parfaitement la forme du tibia. | Inconvénients : leur protection est moins élevée en cas de choc violent, par rapport à une coque rigide premium. |

Moins pris en compte par les débutantes et débutants, la légèreté et la respirabilité des protège-tibias sont considérées comme des facteurs "avancés", qui s'adressent davantage aux joueurs et joueuses régulier·es. La légèreté, notamment, va jouer un rôle essentiel lors d'un entraînement comme lors d'une compétition : quelques grammes peuvent faire toute la différence sur la fatigue au bout de deux mi-temps. Raison pour laquelle les matériaux comme le carbone ou les coques très fines sont souvent privilégiés.
La respirabilité, elle, joue sur la gestion de la transpiration. La mousse intérieure, c'est-à-dire la partie en contact avec la peau, est plus confortable si elle est anti-transpirante ou qu'elle sèche vite. De même, les modèles dotés de perforations ou de canaux de ventilation sur la coque permettent une meilleure évacuation de la chaleur et de l'humidité. L'objectif ? Éviter la sensation "plastique collé" sur la peau.
Pour faire des économies, certaines personnes sont tentées d'opter pour du matériel d'occasion. Cette option peut convenir aux débutant·es, mais moins à des joueurs·euses plus aguerri·es, qui vont chercher du matériel parfaitement adapté. Avant de faire votre achat, on recommande de vérifier l'hygiène du protège-tibia, mais aussi l'intégrité de la coque.
Chez Decathlon, nos produits de seconde vie ont été vérifiés, réparés par nos technicien·nes expert·es, puis nettoyés si besoin, avant d'être proposés à la vente.
La dimension du protège-tibia ne dépend pas de l'âge, mais de la hauteur en cm du joueur ou de la joueuse. Retrouvez le tableau des correspondances plus haut dans cet article.
Le modèle avec chevillère garantit une meilleure protection, mais est globalement moins confortable. Le modèle sans chevillère, lui, permet une meilleure liberté de mouvement, mais nécessite souvent un système de maintien complémentaire.
Oui, en France, les protèges-tibias sont impératifs pour toute compétition, pour des raisons de sécurité et de réglementation. Comme l'affirme la Commission Fédérale d'Arbitrage de la Fédération Française de Football : "Les protège-tibias sont obligatoires pour tou·tes les joueur·euses, et l'arbitre doit vérifier qu'ils sont portés et couverts par les chaussettes. Cependant, il appartient à chaque joueur·euse de s'assurer que la taille et le matériau de ses protège-tibias offrent une protection adéquate."
Puisqu'ils sont conçus pour encaisser les chocs et protéger vos jambes, vos protège-tibias sont mis à rude épreuve lors de chaque entraînement ou chaque compétition. Résultat : ils n'ont pas une durée de vie illimitée. On recommande de les changer dès qu'ils sont endommagés, c'est-à-dire dès qu'ils présentent une faiblesse, une fissure, ou une perte de rigidité.
Après chaque séance, les joueur·euses doivent donc vérifier l'intégrité de leur matériel, pour anticiper le besoin de remplacer une pièce ou une autre. En cas de gros choc, mieux vaut automatiquement changer votre protège-tibia. Un peu comme un casque de moto ou de vélo, en somme.
On le sait : le matériel sportif ne sent généralement pas la rose, puisqu'il est en contact direct avec la transpiration, pendant de longues périodes de temps. Les protège-tibia ne font pas exception, et peuvent vite gagner une odeur nauséabonde s'il l'on n'en prend pas soin. Heureusement, il existe des techniques pour limiter les odeurs.
Le premier bon réflexe à acquérir ? Faites sécher votre protège-tibia après chaque utilisation, à l'air libre (jamais au sèche-linge sous peine de nuire à son intégrité !). Le séchage permet de prévenir la détérioration des tissus, qui pourraient moisir, mais aussi l'apparition de rouille sur les boucles de la fermeture velcro, qui pourraient réduire leur performance.
En cas de taches de boue après une session mouvementée sur le terrain, vous pouvez le nettoyer délicatement avec de l'eau et du bicarbonate de soude, ou un savon doux, avant de rincer abondamment, et de le laisser sécher à l'air libre.
Enfin, il existe également des sprays désinfectants, qui permettent d'éliminer les bactéries responsables des mauvaises odeurs.
Un protège-tibia confortable et adapté, c'est s'assurer de pouvoir jouer au foot de façon plus sécurisée. À vous de déterminer lequel sera votre meilleur allié pour votre équipement !

"La globalité des protèges tibias vendus chez Decathlon répondent à la norme européenne EN 13061-2009."